
La fin du monde n’a pas eu lieu. Pourtant, devant l’étendue du cataclysme qui s’est abattu sur le Zénith de Lille, on y a bien cru ! Shaka Ponk a lancé un séisme de bonne humeur sur la capitale des Flandres. Monkey Frah, malgré une patte en moins, était attendu comme le Messie Funky d’une jeunesse prête à soulever une salle qui affichait complet.Â
Ina Ich qui avait déjà ouvert sur la date d’Amiens délivre encore un set convaincant et une énergie communicative. La jolie Kim (et son nouveau petit ventre) emporte l’adhésion du public. On ne le répétera jamais assez, Ame Armée en rappel est une pure tuerie. Si, par malheur, Lecteur, tu ne connais pas le groupe, Pars en Live t’ordonne d’aller y prêter une oreille plus qu’attentive.
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Sir Korky vient prendre le pouls, armé de ses fidèles appareils vidéo. Les hurlements et mouvements de foule le rassurent bien vite : Lille sera dantesque. C’est un euphémisme… Les écrans s’illuminent… La rythmique infernale se met en place… Goz s’anime… Samaha et Frah s’avancent, conquérants… Virage au rouge… Les ombres s’agitent… La fosse est déjà en lévitation… Shiza Radio fait l’effet d’une bombe. Rarement, rarement, le Zénith n’a été le berceau d’une telle furie. Rarement, on insiste ! Les paroles sont scandées, hurlées. Les pogos s’enchaînent. Ci et là , des slams se mettent déjà en place. Les gradins dansent. Dieu, que tout ceci est beau. Diable, que ce groupe est une machine de guerre imparable.

Cela sent la sueur, « I cannot control myself ». Frah traîne un peu la jambe suite à son accident récent, il porte un attirail de sécurité pour maintenir tout le bazar en place. Le fou furieux se jettera tout de même sur les planches et offrira à son public une prestation exemplaire. Un artiste en peine qui donne encore autant, chez Pars en Live, on dit Respect Eternel.
Il faut voir le bougre s’agiter, donner la réplique aux fans, partir au contact, et aboyer dans le micro. « Je n’ai jamais autant souffert de ma vie, Amigos. » Respect Eternel qu’on te dit, Frah !
Samaha n’est pas en reste : toujours aussi radieuse. Son large sourire en dit long sur l’impatience qu’elle avait d’en découdre dans le Nord.

A quelques jours du grand Bercy, Shaka Ponk lève le voile sur ce qui va atomiser le bunker parisien. On a promis, on ne révélera rien. Les nouveaux titres envoient le boulet et le final est d’une belle intensité. Aérien. Cyril, Ion, Mandris, Steve se font plaisir. Les habitués ont toujours le poil dressé sur Dot Coma et sa mise en scène flambloyante.
Sex Ball voit le retour de Samaha en fosse : l’image marque les esprits. Quelques mâles ne se lavent plus depuis ce jour béni. Le désormais tube à tout jamais My Name Is Stain arrive bien plus tard dans le set et reçoit enfin les honneurs dûs.
C’est qu’on a bataillé pour l’imposer !
Frah ne pouvant pas se lancer en fosse (« j’ai promis »), il invite les fans à slammer. On prend du recul, on regarde ces instantanés d’euphorie. Extatique. La sécurité est en alerte. Et on peut vous dire que lorsque le géant Casimir s’agite devant la crash barrière, il faut pas rigoler !
Des pages entières qu’on pourrait vous écrire sur ce concert. Lille a été belle. Goz a fait le show, tout mignon. Shaka Ponk a été splendide. On se revoit très vite à Bercy, Monkeyz. Merci pour tout le bonheur que vous apportez. Merci pour les soucis envolés. Merci pour le carnage. Merci, « je t’aime mon Amour ».
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Chris - 4 janvier 2013 @ 10:00
Grand concert en effet de la part des Shakas .En revanche , j’ai trouvé la 1 ère partie très soporifique .