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Mathias Lamamy
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Mathias Lamamy
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30
mai
2009

Olivia Ruiz @ l’Olympia, Paris

Samedi 30 mai 2009 • 12:25 • 2 com's

Il y a des soirs comme ça, dans l’année, avec des rendez-vous à ne pas manquer. Ainsi ce soir, les plus chanceux auront pu avoir leur place pour Johnny au Stade de France pendant que d’autres encore plus chanceux auront réussi à choper des places pour un Olympia avec Miss Météores, d’une qualité rare.

En lisant cet article, tu peux écouter ce morceau réunissant les 2 artistes !

Il est 19h, j’arrive devant les lettre rouges de l’Olympia en m’attendant à découvrir une file d’attente interminable. Pas de file. Ils sont tous rentrés, me dis-je, et c’est plein, j’arrive dernier. Erreur. On est vendredi, il fait beau, il fait bon, le parisien prend son temps.
Dans la salle, remplie au quart, un grand rideau blanc est tendu comme pour masquer la scène. Devant, juste une batterie, un synthé et un micro.

Olivia Ruiz



A 20h, dans une salle loin d’être pleine entre en scène Lonely Driften Karen. « Bonsoir Paris ! » lance timide le batteur dans un accent slovaque pas possible (en fait il est italien). Un trio autricho-hispano-italien. Européen quoi.

Un groupe au look des années 30, favoris et béret de série sur le batteur. Le clavier n’est pas très loin dans le look. La robe blanche de la chanteuse blonde tranche et rafraichit.
La mixture chante en anglais sur des airs d’Amélie Poulain/Yann Tiersen sur le début. Très agréable. Puis un morceau prend une tournure Chicago des années 20, en restant très classe sans tomber dans le cabaret, nous faisait profiter d’un mélange équilibré de pop anglaise et variété américaine.

C’est sa voix qui m’impressionne le plus. Elle est puissante, et pourtant elle semble à peine forcer. Sur une chanson, le batteur et le pianiste viennent utiliser la guitare de la chanteuse (pendant qu’elle joue) comme d’une petite batterie. Sur une autre, elle arbore un magnifique parapluie nippon de toute beauté.

Ils réussiront à réveiller l’Olympia qui s’est finalement rempli.

A découvrir sur leur myspace : http://www.myspace.com/lonelydrifterkaren

Pour avoir une chance de les revoir :
2 juin 2009 L’Olympic, Nantes (une trèèèès bonne petite salle, ancien cinéma)
31 mai 2009 Festival Europavox, Clermont Ferrand



« Mesdames et messieurs, l’Olympia vous offre 20 minutes d’entracte. »



A peine le temps de se rasseoir que les lumières de l’Olympia s’éteignent pour laisser places aux ombres des musiciens sur le grand rideau blanc, agrémenté d’une fresque « Miss Météores« . La musique arrive doucement, on distingue quelques éléments… Puis le rideau tombe d’un coup pour nous laisser découvrir le décor andalou-poétique.

Tous les micros sont ornés de roses rouges. Un haut miroir ovale (qui tourne sur lui même !) de 4m peut-être trône sur la droite. Blanche Olivia et ses 7 musiciens (6 mecs + la pianiste/accordéoniste/d’autres trucs sympas) entament le début des négociations par la recette des crêpes aux champignons sur le fond ocre étoilé. Un morceau qui envoie bien la sauce pour démarrer difficilement. Les négociations vont effectivement être serrées. Le parisien est en fin de semaine, il est fatigué et ça se sent. Heureusement Olivia a la super patate, et sent bon le sud.

Olivia Ruiz

Pour la suivante, c’est la chanteuse de Lonely Driften Karen qui revient faire un duo sympa sur When The Night Comes.

Heureusement, 2 chansons plus tard, le J’aime Pas L’Amour va faire tout péter ! La sélection des chansons mélange de manière évidente des chansons du dernier album et du précédent. Elle était assez homogène, permettant très régulièrement à Olivia de bouger et tenter de faire pogoter bouger tout le monde. Dommage peut-être de ne pas avoir rassemblé les chansons les plus énervées, car ce public de parisiens de fin de semaine avait du mal à décoller sur un morceau. 3 énervés à la suite et la sauce aurait sans doute mieux pris.

Pour ceux qui l’ont déjà vu sur sa tournée précédente, on a droit à un petit jeu : « qu’est-ce qui a changé ? » Mais regrette qu’on ne le remarque pas suffisamment… Eh oui, le push-up a fait son apparition dans sa vie ! Au niveau vestimentaire, on notera une très belle robe (comme toujours :) ) d’inspiration pailleto-andalouse, Ainsi que des talons-perches de 9cm rouges qu’elle finira par enlever après s’être justifié de douleurs atroces. L’habilleuse a du faire la gueule.

N’oublions pas les remerciements de rigueur et sincères pour toutes l’équipe technique. MAIS également pour ceux qui les gère, à savoir Asterios, Polydor et Universal. « Ouuuuuh » démarre dans un coin de la salle… teuteuteu Olivia répond très sérieusement « Non pas ouuuh. Oui c’est Universal. Je bosse avec des êtres humains, moi, et ils m’ont toujours soutenu depuis 7 ans, même dans les pires moments. » Ah ben merde, tout ce qu’on nous bassine depuis des mois sur les majors alors ? Conneries remis en place en 3 secondes.
Sans rapport direct, je m’apercevrai à la fin que Pascal Nègre est au balcon.

Tout plein d’invités tous aussi prévisibles que sympas. Mathias Malzieu sur I Need A child : passage express, mais très énergique ! il saute juste partout. Comme je l’aime :D
Toan rapper un peu sur Le Saule Pleureur,
Christian Olivier apporte bien sûr sa voix grave sur les Non-Dits,
et enfin son papa Didier sur Quedate.

Elle s’arrête un moment pour nous expliquer une histoire. Elle vient un jour dans sa famille annoncer à sa mère qu’elle a écrit une chanson sur eux. Sa mère est super contente, du coup, hein. « non mais attend de l’écouter… » C’est Thérapie de Groupe. Maintenant, problème, sa mère a arrêté de fumer ! Du coup, à la place de la thérapie, elle a écrit La Mam’, qu’elle nous interprète.

Olivia Ruiz

Après un court rappel, le show se terminer sur une balançoire qui va monter tout au long de la chanson en anglais eight o’clock. Une belle fin très calme. Les lumières se rallument, tout le monde revient saluer une ovation générale bien méritée.

Au final, je retiendrai quoi ? une playlist trop homogène, une ambiance lumineuse, une déco trèèès soignée, un concert de grande qualité, mais donné à un public parisien ronchon de fin de semaine qui ne le méritait pas beaucoup. Il y a des fois où je regrette ma province d’antan. (heureusement pas toujours).

Olivia Ruiz

… Malheureusement ce n’est pas tout, je retiendrai également les 2 imbéciles de trous du cul de devant nous -il n’y en avait que 2, c’était pour notre gueule- dont les bras désarticulés nous revenaient dans la tête, en essayant de taper dans un rythme assez aléatoire, en parlant tout le temps, dans une danse molle de shooté (ou pas? c’est pire) et en essayant d’emmerder les 6 personnes qui se sont déjà risqués avec plus ou moins de succès à les raisonner/engueuler/dégager violemment. Faut dire on est à Paris, hein, remettons les choses dans leur contexte, faut pas s’attendre à des miracles.
Ca nous aura au moins inspiré une future rubrique dans ParsEnLive.fr : les relous de concerts !

Je vous laisse vous délecter de cette très belle série de photos qui nous viennent de son show au Chabada d’Angers. Oui, pour l’Olympia, on a pas eu droit au pass photo. Alors comme toujours, on fait avec ce qu’on a !

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Crédit photo : Cédric Guilleux (Angers) – www.guilleux.fr
Ces photos ne sont pas libres de droits – Toute utilisation est interdite et sera facturée – Contactez l’auteur pour plus de renseignements.

Playlist approximative : (hésitez pas à me corriger en commentaires si vous en savez plus !)
- Les crêpes aux champignons
- When the night comes (avec Lonely Driften Karen)
- Goutez-Moi
- J’aime pas l’amour
- Don’t Call Me Madam
- Spit The Devil
- J’traine des pieds
- La Mam’
- Belle A En Crever
- I Need A Child (avec Mathias Malzieu)
- Le Saule Pleureur (avec Toan)
- Quijote
- Elle panique
- Quedate (avec son papa Didier Blanc) (pas sûr qu’elle soit là celle là)
- non-dits (avec Christian Olivier)
- Mon petit A Petit
- La Femme Chocolat
— rappel
- Eight O’clock

Son site offichal -qui est très sympa au passage- : www.olivia-ruiz.com

Parce que t’es un parisien ronchon qu’a pas réussi à se choper des places à temps pour cette soirée, tu peux te précipiter sur ton site de revente préféré (Ticketnet, FranceBillets ou Digitick, on a aucun partenariat on dit ce qu’on veut) pour choper des places de la tournée des Zéniths de France qu’elle s’apprête à faire, et les 18 et 19 novembres au Zénith de Paris, pour la somme pas chère de 29,70€ (somme valable pour toutes les dates, d’ailleurs, et c’est cool).

On pourra également la croiser cet été au Théâtres Romains de Lyon le 20 juillet, ou encore aux Francofolies de La Rochelle.-

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  • Béatrice - 31 mai 2009 @ 01:03

    J’y étais aussi et c’est le meilleur concert que j’ai pu voir jusqu’à présent : de la fraicheur, simplicité, poésie et folie ! Un excellent moment musical!
    Merci toi pour nous faire revivre ce beau concert avec ces superbes photos !

  • olivier - 7 juin 2009 @ 12:04

    Magnifique concert, magnifiques photos.
    Pour ceux qui veulent voir des vidéos du concert je vous invite à venir sur mon blog : oouinouin.blogspot.com.

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