Ce soir, après plusieurs mois d’abstinence, je reprends enfin les armes pour affronter Paris et une de ses meilleures salles de live-miouzic : La Cigale. Et pour reprendre du service, les Plasticines sont un plat de choix. Il fait froid, le givre pointe le bout de son nez, les doigts sont engourdis. Les oreilles rougissent.
Quand je pénètre l’arène, le bon gros son des The Starliners met déjà le feu aux planches. Les photos ici. La salle n’est pas pleine et est bien jeune. Pas complètement toutefois : le public des Plastiscines est composé d’une grosse majorité de jeunes filles de moins de 15 ans malgré le fait qu’elles aient toutes passées 2 bonnes heures à en paraître 3 de plus (rassurez-vous, dans 2 heures vous sentirez toutes le sport). Et à bien y observer de plus près, d’une petite minorité de mecs de plus de 35 ans. Certains ont la tête d’ex rockeurs qui voudraient reprendre un rail pour le plaisir, et une toute petite dernière minorité de 40 et + garde un regard louche. C’est à dire que les Plastiscines sont quand même LE sexy-girl-band du moment.

Plastiscines
Pour cette dernière date de cette tournée « Bitch Tour 2010« , les Plastiscines foutent vraiment le feu et ça pogote. Je ressens tout de même quelques mollassitudes typiquement parisiennes, qui n’entacheront pas la soirée : je suis pointilleux. Il faut rappeler que ces 4 rockeuses, je les suis depuis un moment, en restant persuadé qu’elles vont finir par déchirer des stades et j’ai bien ressenti leur musique évoluer au fil des dates. Dans le bon sens, évidemment. Ce qui reste à venir ne peut être que meilleur.
Le point à retenir de cette soirée restera pour moi les vingtenaires téméraires qui remontent la foule pour quelques sauts de l’ange dans le but de slammer. Erreur mon grand, j’ai précisé plus haut que le public était pré-pubère et pesant chaque tête moins de 40kg à la louche. S’en suivra une série de vautrades aussi lamentables que drôles.
Après une grosse heure et demi, le fameux B.I.T.C.H. clos cette déferlante de riffs en sueurs et autres collants déchirés, et comme d’habitude, Katty (chanteuse) a enchainé toutes les poses sexy possibles, Louise (basse) a fait tourner ses cheveux pour aérer la salle, Anaïs s’est perchée sur sa batterie, et bien sûr Marine (Guitare) a fini le show en se roulant par terre.
Un after-show était prévu au bar « La Cigale » juste à côté, sur invit s’il vous plait. J’y ai pointé mon nez, mais avec 8 photographes sur un espace à faire passer la Boule Noire pour un stade, non, je n’ai pas persisté et repris ma jument à 2 roues pour affronter cette froideur glaciale si parisienne. Dehors, il fait encore plus froid.
Je rentre en me disant que l’éclairage de ce soir n’était pas à mon avantage. Pas mal de plans sombres, ou trop lumineux. C’est ça le rock, mec, me diras-tu. Et finalement, ce que je ressentait comme un problème est devenu très agréable à bosser et les contrastes élevés des éclairages donnent un rendu avec pas mal d’aplats, très graphique que j’ai bien aimé travailler.
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Plastiscines @ La Cigale, Paris - 27.11.10, 5.0 out of 5 based on 2 ratings
BRESSON - 27 janvier 2011 @ 09:32
Bonjour,
j’aimerai connaître les conditions pour se procurer les photos prises des Plastiscines à la Cigale? Ainsi que les tarifs?
(est-ce sur suport papier, papier+cd ?).
merci
Guillaume (nb : je suis le gars qui « slamme » sur la photo!)