
Montgomery, c’est qui ?
- Yoann (qui cherche le photographe): Clavier et deuxième batterie… et voix aussi des fois
- Matthieu (auréolé): Batteur qui lui ne chante pas et parle très peu… d’ailleurs il ne dira rien durant l’interview (ça me rappelle quelque chose)
- Benjamin (qui pose): Chanteur et guitariste
- Cédric (qui envoie un texto): Basse et chant
- Thomas (qui semble être confortablement assis): Guitariste qui glisse parfois vers ses claviers, tout en chantant.
Nous avons eu la chance de rencontrer les cinq garçons du groupe, on s’est tous posés autour d’une table et on a papoté assez (trop) longtemps dans une ambiance bon enfant… voici la première partie de l’interview:
Nykmer Oren: Vous êtes tous dans le groupe depuis le début, ou est-ce qu’il y a eu des départs, des remplacements ?
Benjamin: On est trois à la base à avoir formé Montgomery et ensuite Yoann nous a rejoint et enfin Thomas qui est arrivé pour l’enregistrement du premier album. On a la même formation depuis notre premier album.

Nykmer Oren: Comment ces deux rencontres se sont faites?
Benjamin: On était un groupe de pop-rock classique (Basse, Batterie, Guitare), mais on voulait élargir nos sonorités.
On a d’abord rencontré Yoann à l’Antipode à Rennes, où on faisait nos répétitions et ensuite, au moment de devoir enregistrer un album on a rencontré Thomas qui sortait de l’école (l’ESRA) et qui était passionné par la technique et la prise de son.
C’est comme ça qu’il est entré dans le projet, en tant qu’ingénieur du son, et il a réellement intégré le groupe à la fin de l’album.
Nykmer Oren: Au final votre musique est un véritable patchwork de sons qui se superposent, et même après une dizaine d’écoutes on découvre encore des choses. Comment se crée ce son qui vous caractérise?
Benjamin: On est assez friands des sons cachés, de ces sons qui peuvent être découverts après plusieurs écoutes, après on en fait peut-être trop parfois mais le projet de base était d’essayer d’aller le plus loin possible. Avec l’arrivée de Yoann et Thomas la possibilité de recherche s’est agrandie et chaque fois qu’un son arrivait ça passionnait un peu tout le monde et ça poussait les autres à chercher des choses encore différentes.
Thomas: On essaye de tous les mettre et du coup y’ en a qu’on met plus derrière.
Nykmer Oren: Par quel bout vous commencez pour créer vos morceaux?
Benjamin: On a d’abord une base du morceau en guitare/voix, plus ou moins structurée. Après le morceau évolue suivant les délires, les nouvelles idées qui émergent … C’est pas mal en bidouillant. La base peut avancer très loin, reculer pour revenir plus efficace…
Nykmer Oren: C’est toi qui fais cette base?
Benjamin: Ouais, j’ai tous les droits! (rires).
Nykmer Oren: Chacun y va de son petit son, ça doit être un joyeux bordel par moments non?
Benjamin: Ouais un peu trop (rire général). Du coup y’a la technique qui souvent limite les choses quand même et quand on voit que ça commence à être inutile de rajouter des sons. C’était assez « simple » sur cet album puisque là où on allait mixer on n’avait que 24 pistes, donc il fallait essayer de limiter les choses.
Yoann: Y’a aussi que sur le premier album on avait tout mis et sur cet album là on voulait un peu réduire et garder l’essentiel.
Benjamin: Au final y’en a p’tet’ plus que sur le premier (rires).
Thomas: On a eu plus une façon de réfléchir et d’orchestrer les morceaux comme certains morceaux pop des années 60 où y’avait souvent un grand orchestre avec en plus un groupe qui jouait guitare, basse, batterie et essayer de mélanger tous ces sons là et essayer de les faire nous cinq et de les jouer en live comme on peut le faire maintenant. Des fois en studio ça nous prenait beaucoup d’instruments pour les faire, il fallait qu’on arrive à réduire en un seul instrument ou deux et à donner la même sensation. Au final même si y’a moins de couches sonores ou d’effets que sur le premier album, y’a plus d’arrangements et c’est mieux orchestré à mon avis: chaque chose a sa place.

Nykmer Oren: J’ai parlé de patchwork sonore, dans quel type de musique vous vous classeriez?
Thomas: (Réflexion) Hummm Rock indépendant? Pop?… On a une manière de faire plutôt rock indé.
Nykmer Oren: Y’a des groupes desquels vous vous sentez assez proches artistiquement ?
Thomas: Ouais ouais, plein!….. (rire général) C’est toujours un peu les mêmes qu’on ressort.
On a chacun une écoute de styles un peu différents. De fait y’a beaucoup d’influences qui sont emmagasinées par chacun de nous et à un moment on a envie de rendre les choses et les placer dans les projets qu’on fait. Ca peut aller de musiques très bruyantes jusqu’à des musiques pop très orchestrées ou des choses plus planantes. Y’a des groupes comme Animal Collective, ou Arcade Fire dont on parle souvent parce qu’on s’y retrouve dans la manière de faire. Y’a des groupes plus bruitifs, plus concrets de musiques contemporaines.
Et au final on n’est pas très branchés électro, on n’est pas dans la même manière de faire: on travaille avec des machines mais plutôt des machines sur lesquelles on bricole. On préfère maîtriser les machines plutôt que l’inverse. Du coup c’est vraiment live ce qu’on fait, à part un morceau qui a une séquence (une boîte à rythme) sur le nouvel album.
Nykmer Oren: Quand vous avez commencé le projet de ce second album, dans quelle direction vouliez-vous aller, quel était votre but?
Benjamin: Aller plus loin. On a tout appris sur le premier album en faisant tout tout seuls.
Thomas: Avec le premier album on a découvert empiriquement les choses en enregistrant, en mettant plein de couches et en s’amusant beaucoup. Y’a des morceaux du premier album qui sont dans un style complètement différent de ce qu’on fait aujourd’hui. Ce deuxième album est plus cohérent. On a utilisé la couleur qu’on avait trouvé un peu par hasard sur le premier album. Et y’a aussi le mixeur avec lequel on a travaillé, Peter Deimel du studio Black Box, qui a mixé l’album de manière assez brute. Il a voulu conserver les sons qu’on lui a apportés sans les retravailler et essayer de voir ce qui se dégageait des morceaux qu’on lui amenait en mettant chaque chose à sa place. C’est peut-être pour ça qu’il a une manière d’être orchestrée un peu différente.
Nykmer Oren: A quelle question vous auriez aimé répondre et que je n’ai pas posé?
Cédric: Pourquoi on chante en français?
Nykmer Oren: Ah oui, c’est vrai j’avais envie de poser un truc dans le genre. Et aussi pourquoi souvent vous vous adressez à quelqu’un dans vos chansons? « Tu vas la réveiller » etc.
Benjamin: Ah ouais c’était une bonne question, qu’on ne nous a jamais posé en plus, dommage… allez salut ! (rires)…
Ben en fait je ne sais pas… ça a été assez naturel. C’est apparu comme quelque chose de logique de s’adresser à quelqu’un pour faire sonner le français.
Yoann: En fait il a des amis imaginaires !
Thomas: Il s’adresse à tous les gens sur World of Warcraft. (rires)
La suite, Ã lire Mardi prochain !
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Ptimogwai • [crew ParsEnLive.fr] - 24 novembre 2009 @ 10:54
ouééééééééééééééééé notre première interview en ligne !!!! champomy !
Angeouille - 26 novembre 2009 @ 00:06
yoouuuuppppiiiii!!!
ça fait pas du tout longtemps qu’elle est faite en plus