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Mathias Lamamy
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Interview #4 – Greenshape

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A l’occasion de sa tournée actuelle, et de la sortie de son album « Storyteller« , j’ai pu rencontrer Greenshape alias Regis Israël un après-midi dans le 18ème, entre Barbès et la goutte d’or. Il faisait beau. Il faisait bon. De quoi s’asseoir autour d’une table en extérieur pour profiter de ces quelques échanges.

(Jeudi confession : l’interview aurait du être vidéo, mais comme le son était nul, c’est finalement écrit)

Mathias Lamamy – ParsEnLive.fr : Bonjour Greenshape ! et merci de nous recevoir chez Sober & Gentle. Est-ce que tu te souviens de ta première scène ?

Greenshape : Oui, c’était à Valencienne, à l’église Saint Nicolas. Une vieille église transformée en salle de concert maintenant…. Mais non attend pas du tout ! C’était sur la place de Bouchain. La grand place de Bouchain et c’était la première partie de Boris. Ca fait un choc d’ailleurs ! J’étais au lycée, je devais avoir 16 ans.

Alors maintenant avec le recul, imagine que tu puisses remonter juste 5 minutes avant cette scène, est-ce que tu te donnerais un conseil ?

Accorde ta guitare ! ou achète un accordeur ! Ca pourra servir pour l’avenir.

Et au niveau du trac ?

Les premiers concerts on sert toujours un peu les fesses, c’est jamais très facile. Mais finalement quand on prend la décision de monter sur scène, c’est aussi qu’on l’a choisi.

Lors de tes tournées, est-ce qu’il y a une date qui t’aurait particulièrement marqué ? un pays, une ville, un public particulier ?

Y’a pas longtemps, j’ai joué à Lyon. C’était dans une impasse, près d’un café assez connu là-bas : le Café Cousu. Il faisait très beau et le public était installée sur des estrades improvisées sur des descentes d’escalier. Apparement à Lyon ils avaient des passages pour véhiculer la soie dans les usines, et il y a ces espèces de grands escaliers en fourche où tous les gens étaient assis. Il y avait au moins 200 personnes super attentives dans la rue. C’était un beau souvenir.

Quand tu es sur scène, est-ce qu’il y a un moment que tu préfères, qui te touche particulièrement ?

La première chanson, Everglades, qui est pour moi une chanson qui m’emporte peut être un peu plus que les autres parce qu’elle me véhicule plus de choses. Le début de concert. Et la fin, c’est toujours magique quand les gens ont passé un bon moment et te le font sentir. Après c’est toujours difficile de s’arracher de la scène quand on a commencé à y jouer, mais… toutes les bonnes choses ont une fin !

Est-ce que tu as encore le temps d’aller voir des concerts ?

Je vais souvent voir des concerts avec mon beau-père ! On adore ça ! Récemment on est allée voir des vieux groupes de papis, comme on dit. Status Quo, Thin Lizzy, ZZ Top, c’était cool. On avait 14 ans d’age mental, c’était marrant !

Est-ce que tu as une salle que tu apprécies particulièrement, en tant qu’artiste ou en tant que public ?

Oui ! J’adore le Splendid de Lille, parce que c’est une salle où j’ai vu énormément de concerts et depuis que je suis ado, c’est un endroit où j’ai toujours rêvé de jouer. Ce rêve a pris forme en mai dernier [2011] où j’ai pu jouer avec Sid Matters et Yann Tiersen et c’était un super bon moment. C’est vraiment une scène que j’avais envie de fouler depuis que je suis un petit ado boutonneux !

Quelle est ton actu concerts ces jours-ci ?

En ce moment on est en tournée dans toute la France : à Troyes et Bruxelles cette semaine. Grenoble et Montpellier la semaine prochaine. On joue avec Cascadeur et avec John Cale. Des belles dates et de sacré bons artistes !

Vous êtes à combien sur scène ?

On est à 2 sur scène : 2 guitares avec mon camarade Jérôme Mackowiak, qui joue dans un groupe lillois qui s’appelle Roken is Dodelijk, un groupe formidable qu’il faut vraiment écouter, c’est vraiment génial. Et je pense que d’ici le premier trimestre 2012, on sera avec un backline un peu plus complet : une batterie, une basse, un clavier… et une chorale gospel de 40 personnes, soyons fous !

Comment ça se passe pour l’écriture des morceaux ?

On est 2 sur scène, mais pour l’écriture, c’est moi en tant qu’être despote qui fait tout. J’ai toujours aimé écrire des chansons, les paroles et la musique. J’écris beaucoup après avoir vu des films, c’est quelque chose qui me parle, le cinéma. J’ai peut-être une façon très cinématographique d’écrire des chansons, un peu comme si j’écrivais une nouvelle. C’est quelque chose qui me vient instinctivement.

Et ensuite tu les proposes à ton coéquipier ?

On les propose d’abord à la maison de disques, pour voir ce qui fonctionne, et ce qui fonctionne moins bien. J’écris beaucoup beaucoup et finalement on taille dedans pour garder ce qui peut rester, et ce qui est emprunt de vacuité. Ca se fait un peu partout de la même façon je pense. C’est assez artisanal, avec un bout de papier, un crayon, et j’enregistre avec mon petit micro numérique.

Avant un concert, vous avez un rituel, des peurs ?

Non, rien de particulier. On boit un petit coup pour se donner confiance et on se fait un gros calin avec Jérome ! [il prend l'accent du sud-ouest] On se transmet notre énergie vitale. Mais pas de grigri particulier, on se laisse bercer par l’endroit où on est.

Est-ce que tu aurais un autre artiste que tu nous conseillerais à aller voir en live, sur scène ?

Il y a Fleet Foxes, qui est magnifique en live. Et là on vient de jouer en première partie sur 2 dates avec les Têtes Raides, et c’est un groupe qui m’a toujours touché, je trouve ça juste magnifique en concert. C’est des mecs qui ont du coeur, et c’est vraiment quelque chose qui me parle. C’était juste 2 dates sur leur tournée, assez épisodique, mais j’espère qu’on les recroisera encore sur la route.

Pour terminer, en 2 phrases, pourquoi il faut aller vous voir en live ? Qu’est-ce qu’on va trouver sur scène ?

De la bonne musique, j’espère ! J’espère que ça pourra toucher les gens. pour l’instant, ça va ils ont pas l’air trop malheureux en sortant des concerts ! Le live c’est partager ce qu’on a écrit dans sa petite chambre, sur un coin de table à 4 heures du matin et d’un seul coup le faire transparaitre devant des gens. C’est une belle pour une chanson. C’est du partage, essayer de transmettre tant bien que mal les choses qui nous font vibrer. Essayer de faire vibrer les gens !

Merci à Greenshape, Judith Giacometti et Sober & Gentle.

Greenshape sera le jeudi 3 décembre à Rennes au Papier Timbré pour le festival Off des Transmusicales.

- INSTANT COMMERCIAL -

Retrouve ici sur ParsEnLive.fr dès demain vendredi à 13h, 2 chansons acoustiques de Greenshape qu’on a filmé pour toi avec nos petits doigts agiles plein d’amour.

En attendant, tu peux cliquer sur la pochette ci-dessous pour te procurer l’album « Storyteller » de Greenshape -en physique ou téléchargement- parce qu’il est très très bien ! De plus, si tu ne l’achètes pas, tu seras malheureusement triste pour le reste de ta vie.



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On trouve également l'édition limitée ici.
(lien fnac)
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  1. Unplug! #30 - Greenshape | ParsEnLive.fr

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