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Noesis
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Indochine : Les seigneurs de l’anneau

Nancy, 21 Février 2013, Indochine lance son Black City Tour. Très peu d’informations ont filtré. Quelques heures plus tôt, en conférence de presse, Nicola Sirkis confirme que le dispositif scénique va évoluer jusque 2014. Jusqu’au dernier Stade de France. Roublard, le chanteur nous refait le coup de la der des ders. On sourit, on n’y croit pas, on en veut encore. Oli (guitariste, producteur de l’album) et Boris (seconde guitare) accompagnent leur leader revenu de toutes les guerres.

Dehors, la température est négative. Des fans courageux (ou inconscients, c’est selon) ont dormi en tente, pour espérer une place au premier rang. L’on se sent alors privilégié, au chaud, à discuter avec un groupe que l’on suit depuis plusieurs décennies. L’échange dure trente minutes. Des questions incongrues sur la possible utilisation de playback ou de plateaux chorégraphiées, font doucement rigoler. On tente de rattraper la collègue maladroite: on parle remixes avec Oli, on évoque la difficulté d’écarter certaines chansons d’un set toujours plus dur à construire avec Nicola, on évoque les rumeurs de scène centrale, on cherche à en savoir davantage sur l’identité visuelle de cette nouvelle tournée, etc. Bref, on évite le traditionnel « allez-vous encore chanter vos succès des années 80 ? ».

Le temps de récupérer le pass photo et il est déjà temps de rejoindre la salle de concert. Un Zénith qui joue la carte de la proximité, une toute petite fosse (600 personnes tout au plus) et des gradins qui montent lentement. Partout, la visibilité sera agréable. L’arrivée des fans est toujours aussi impressionnante, « ne poussez-pas », « ne courez-pas ». Le peuple Indochinois reste un drôle de tableau à observer : déglingué et touchant. L’amour des troupes est intact. A la vie, à la mort, comme le chante Nicola. Une dévotion qui échappe parfois aux non initiés. Trashmen donne le signal. Les lumières sont encore allumées. L’instrumental est torturé. Noir. Des ombres s’agitent sur le grand rideau. La foule exulte. Les guitares crâneuses de Black City Parade résonnent au loin. Une mise en bouche qui rappelle les concerts Paradize +10 : simple et efficace. Le voile tombe : Indochine est de retour.

Deux anneaux lumineux inondent la scène d’un spectaculaire halo lunaire. Ce « petit plateau » a déjà un incroyable caractère et de la personnalité à revendre ! La découverte de cet espace de jeu se fait dans un vacarme assourdissant. Le Black City Tour est lancé !

« Je ne parle pas beaucoup, mais vous m’impressionnez toujours » lance Nicola. Déjà, la ville, crépusculaire, défile sur le seul grand écran. Les titres s’enchaînent, avec une constante chez Indochine : présenter énormément de nouveaux morceaux et ne pas que se reposer sur les tubes passés.

Le bassiste, Marco, assure de splendides backing vocals (Wuppertal, Memoria), graves et intenses. De jolies relectures de classiques sont proposées. Les percussions s’invitent pour l’ouverture de Marilyn, lui donnant de faux airs de Aimable A Souhait (Mass Hysteria). Paradize  s’invite dans un medley électro pas franchement abouti, mais qui a le mérite d’innover. Sur l’intemporel Trois Nuits Par Semaine, Nicola retourne au contact, sers les mains, dans son désormais traditionnel bain de foule.

Indo sans chichi : on branche, on joue, on voit ce qu’il se passe. Le concert est travaillé, mais semble instinctif, brut. Après un fastueux Meteor Tour, ce côté moins tape à l’œil est délectable. Pas de gros effets, hormis la pyrotechnie qui martèle le rythme sur L’Aventurier. Le spectateur est au concert, plus réellement au spectacle. Et s’il était là le véritable retour aux sources avec lequel on nous bassine depuis longtemps ? Un retour aux basiques du Live : ressentir l’urgence de la scène. Repartir à zéro, comme se plaît à commenter Nicola.

Tester, quitte à se planter (les ballons sur Nous Demain, La Nuit Des Fées, un peu perdue). Même la ronronnante J’ai Demandé A La Lune, se fait plus discrète en nous épargnant une outro interminable. Retour d’une véritable bande aussi : Nicola est moins mis en avant (pas de vidéo où il vampirise l’attention). Mieux : sur le salut, il se tient à l’arrière des musiciens. Joli pied de nez à ceux qui voyaient en lui, un personnage hautain et narcissique. Indochine, c’est bel et bien Oli de Sat, Boris, Mr Shoes, Marco, Matu et Nicola.

Le Black City Tour I est un concentré d’émotions, à mille lieux des précédents concerts du groupe. Le public est happé par l’énergie qui se dégage, à quelques mètres de lui. Audacieux, Indochine se renouvelle sans cesse, prend le pouls et se réapproprie les sons actuels. La parade est parfois tumultueuse, mais jamais ringarde. La ville est lumineuse et belle. Elle s’éclaircira encore en région Nord, le 02 Avril, à Dunkerque. Et les 06 et 07 Décembre à Lille, pour un Acte II qu’on nous promet plus impressionnant.

Noesis.

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Photographe : Noésis
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