Ballimurphy
Pour les Francos 2012, Les Ballimurphy venaient nous présenter leur nouvel album : « La déroute »
J’ai retrouvé chez eux des sonorités Têtes raides, ou des Ogres de Barback, parfois des airs Tziganes, mais avec un petit air de folie en plus ! C’est typiquement le genre de groupes qu’on imagine animer les bars jusqu’au lever du jour !!
Une voix claire et touchante pour Cédric Van Caillie, et du côté des musiciens, piano, violon, et contrebasse endiablés nous rapppellent parfois la Mano Negra.
Rien à faire, je ne peux m’empêcher de battre la mesure du pied, je regarde autour de moi, on est tous en rythme !
Une poésie moderne et engagée, pas du tout empruntée, me permet d’apprécier ce choix de chanter en français. Sur « J’hésite », les musiciens se déchaînent et le public s’enflamme pour un final superbe !
Avec Ballimurphy j’ai fait une vraie belle découverte, et pour les adeptes du genre, allez découvrir leur musique, vous ne serez pas déçus.
Bien sur, il s’agit d’un style qui s’apprécie d’autant plus Live, alors allez voir s’ils passent près de chez vous !
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Eiffel
Je retrouve Eiffel sur scène pour la première fois depuis plus de dix ans, et j’en gardais un excellent souvenir.
On retrouve effectivement ce rock brut très 90’s, moiré de Noir Désir.
Malheureusement je les trouve un peu moins pêchus, et ils semblent avoir un peu de mal à convaincre le public qui s’effiloche avec l’avancée du concert…
Une prestation pourtant très juste, mais où il manque un petit je ne sais quoi…. Encore une fois, pas toujours évident en pleine après-midi…
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La grande Sophie
La grande Sophie se produisait sur la grande scène Proximus en fin d’après midi.
Tout sourire et à la guitare, et enchaine des titres pas forcément évident pour prendre contact avec le public. (« Quand le mois d’Avril », « Suzanne ») Des textes incisifs, des musiciens particulièrement bon, elle offre une musique sobre et teintée d’humour, mais encore une fois je me répète, peut-être que cette scène n’était pas la plus adaptée pour ce type de musique qui a mon humble avis s’apprécie un peu plus dans un cadre intimiste.
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Hugh Laurie
Alors le moment très attendu par beaucoup de festivaliers et de photographes ce jour là, c’était la prestation de Hugh Laurie, le fameux Dr House…
Toute la journée son nom résonnait dans beaucoup de discussions, d’autant plus qu’un anglais chantant en anglais aux Francos, ça en a défrisé plus d’un !
Il était bien sur programmé sur la plus grande scène, « Pierre Rapsat », qui se trouve sur une grande place réservée pour l’occasion aux « Têtes d’affiches » du festival.
Personnellement je n’ai pas trop accroché l’ambiance très impersonnelle de cette grande scène, ni festival ni fête de la musique, que peu d’artistes ont su s’approprier.
Alors pour en revenir à notre anglais, il est apparu avec un sacré coup de vieux . (et oui, là y avait pas le maquillage ni les éclairages hollywoodiens…)
Hugh Laurie nous chante du Jelly Roll Morton, s’accompagnant au piano, avec d’excellents musiciens en soutien. Pas mal de reprises dont « Unchain my heart », on aurait bien vu le docteur nous faire ce show dans un petit club privé new yorkais embrumé par les amateurs de cigares…
Mais ce soir le son ne colle pas à l’image…
Le public a l’air d’accrocher, mais en même temps la plupart ne savait pas trop à quoi s’attendre, et je redoute juste la curiosité envers la star du petit écran plutôt qu’un réel intérêt pour la musique…. Rien à redire quant à la prestation, c’est un show carré et juste, avec des petites pointes d’ironies… Hugh Laurie est clairement fan de Blues, de Jazz, et il se fait plaisir à jouer des morceaux qu’il aime.
Après, à mon humble avis, il n’avait rien de plus que des milliers de chanteurs/musiciens passionnés au même titre que lui et qui se produisent dans les bars en échange de quelques bières….
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Julien Doré
Dans la lignée des artistes tous droit sortis du petit écran, j’aurai pu aborder le concert de Julien Doré avec une certaine appréhension.
Mais plusieurs photographes français m’en avaient fait pas mal d’éloges, et j’avais trouvé à plusieurs reprises que le jeune homme avait fait certains choix artistiques plutôt intéressants et risqués alors j’abordais le concert avec une certaine curiosité !
Et bien je n’ai pas été déçue !
Cette « gueule d’ange » aux allures christiques m’a étonnée !
Un savant mélange de sensualité et de Rock’n'Roll, des textes bien écrits et habités, une mise en scène théatrale très bien mise en valeur par les lumières, ce qui faisait le bonheur de la photographe que je suis….
On est bien loin du cliché vendu par les émissions Télé, mais en face d’un artiste de scène, avec une vraie personnalité, quelqu’un qui sort ces tripes à sa façon, tout en subtilité.
Il pleut de paillettes, on le voit arborer une couronne de fleur un brin ridicule mais très poétique….
Il remerciera sincèrement son public à plusieurs reprises pour ce moment de partage.
Sur « Glenn Close » il prends la guitare sèche et fait chavirer la foule avec des mélodies enivrantes plombées de riffs lourds et dramatiques : superbe !
Il retire sa couronne, salue, lance un baiser à la foule et sort de scène pendant que les musiciens finissent le morceau avec une montée en puissance magistrale.
On se dit qu’après ça, c’est fini, mais non il nous revient très vite avec, entre autre, un « Golf Bon Jovi » aux accents western façon Gainsbourg.
Du très grand, du très fort, j’ai vraiment aimé être surprise par cet artiste un peu hors du commun.
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Nolwenn Leroy
On continue dans la série des artistes mis en avant par la télévision, et là, c’est un peu la descente aux enfers… Alors j’ai vraiment pas l’habitude de dire du mal d’un concert, mais là quand même, faut pas pousser !
Certes je n’ai jamais été fan de Nolwenn Leroy ni cherché à connaître son travail, mais là, il s’agissait essentiellement de reprises de morceaux relativement connus, le tout dans une ambiance pseudo celtique à la déco « Marine ». Ancre géante en fond de scène et robe rayée bleu et blanc à paillettes pour la demoiselle.
Soyons francs, c’était un show carré, avec de très bon musiciens, et la belle Nolwenn chante juste, joue du violon très correctement, et a l’air sincèrement d’aimer ce qu’elle chante.
Par contre, personnellement j’ai vraiment trouvé qu’elle a réellement massacré à peu près tous les morceaux qu’elle a choisi d’interpréter à « sa façon ».
De Miossec à Mike Oldfield en passant par Laurent Voulzy, beaucoup de choix musicaux étaient possibles pour s’approprier les morceaux, mais le celui qui a été fait est le plus commercial, insipide et vraiment trop « variété »
Vraiment dommage, car la jolie bretonne a du coffre et aime la scène, ça se voit, mais il faudrait certainement revoir quelques petites choses avant de penser à relancer une tournée.
Encore une fois, cette appréciation ne tient qu’à moi, après tout, peut-être que ceux qui ne connaissaient pas les versions originales des morceaux ont aimés ? Autour de moi en tout cas, il ne régnait vraiment pas une ambiance festive bretonne, plutôt des visages intrigués voire ennuyés….
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