The Dodoz est un groupe de 4 jeunes frais toulousains qui se sont rencontrés au lycée. Oui, comme dans la cafet’ d’AB prod où on boit des jus de fruits bleus. Sauf que là , Hélène est un peu plus énervée.
En fait, pour faire simple, toi, jeune ou ex-jeune a forcément eu à un moment de ta vie envie de monter un groupe rock avec tes potes et tout déchirer sur scène. Et puis t’avais ce mot là , entendu en cours d’anglais qui t’a fait triper et tu t’es dit, tiens ça ferait un super nom de groupe. Et tes rêves se sont envolés parce que bon, le bac, les boites d’intérim, la vie tout ça. Ben eux l’ont fait jusqu’au bout.
Quand ils ne trainaient pas en skate, Jules, Vincent aux guitares et Adrien à la batterie se retrouvaient pour réinventer la musique. Mais point d’avenir sans lead voice. Géraldine les rejoint alors : elle s’occupe des paroles, les écrit et les chante. Et comme il n’y avait personne pour ça, elle a appris la basse dans la foulée. Ils ont tous plein de cheveux sur la tête, mais pour la reconnaître facilement, c’est celle qui crie dans les micros. Non pas au sens péjoratif, mais pour les avoir connus directement en live, c’est le genre de groupe qui a une patate sur scène à t’en arracher les baskets.
Leur énergie scénique leur a permis de faire des premières parties du genre Babyshambles ou Stereophonics, pour jouer au Zénith de Paris ou sous la tour Eiffel. On a connu pire comme ascension. En 2006, leur titre Monster est sélectionné dans une compil des Inrocks et il se trouve que Peter Murray qui a plutôt le nez fin, lit écoute les Inrocks. Là , c’est comme dans Wayne’s World. Il prend le premier avion direct Ecosse > Toulouse, les écoute répéter et leur fait signer illico chez Murrayfield Music. Il leur fait rencontrer Clive Martin (Dolly, Elmer food beat) et Pierre Rougean pour bien gérer le son et c’est parti.
Pour se faire les dents, tout ce beau monde nous pond un EP en 2008 de 5 titres intitulé DYLB derrière lesquelles se cache déjà l’excellent Do You Like Boys ?. Egalement « You’re a fucker ! fucker !« . Le ton était déjà donné.
Et le 26 octobre dernier, ils nous sortent un album complet de 11 chansons avec du rock dedans, du vrai.
Souvent, quand je découvre un groupe en live, je trouve l’album fade après. The Dodoz, album de The Dodoz n’entre pas dans cette catégorie : c’est un des rares albums où on peut retrouver la pèche de leur live ! Et ça, c’est bien. Par exemple sur Bet où on jurerait qu’ils sont là , autour de nous à crier « Bet ! Bet ! Bet ! Bet !« . Difficile de rester en place sur celle-là .
The Dodoz fait partie de cette vague de groupes français qui chantent en anglais. Je ne m’attarderai pas trop sur les paroles, donc, même si elles semblent aussi travaillées que perchées. Mais lorsqu’ils composent, à 4, l’accent est d’abord mis sur les riffs de guitare. Les paroles sont écrites par Géraldine ensuite.
Le résultat est là : les interactions entre guitares sont très travaillées, variées, bien au delà des simples accords d’accompagnement et mettent efficacement en place un rock jeune, punch, assez aigu, emmené par la voix de Géraldine, qui donne tout à chaque phrase.
Dès le premier morceau, ça gratte sec de la corde. Jusqu’à la fin. Et ça s’arrête comme ça commence : électrique. Moi, j’écoute ça pour jouer à BurnOut…
De l’album ressort bien Werewolf in love (loup-garou amoureux), dont le clip fait avec les moyens du bord est aussi électrique que la chanson. Mais surtout et bien sûr « Do You Like Boys ? » : sa rythmique entrainante a tout d’un single, d’un tube, d’une chanson qu’on repasse, quoi… où elle y déverse son trop plein d’amour à grand coup de « I HATE BOYS ! ».
D’autres morceaux sont plus calmes comme Falling Toes… au début. Non, cet album n’est pas calme, c’est du ROCK ! Ca envoie et ça fait du bien aux oreilles. On leur souhaite de continuer sur leur excellent départ.

Album : The Dodoz, de The Dodoz.
Disponible en CD et Vinyl.
Et allez les voir en LIVE, avec de la vraie sueur et des cheveux partout, c’est wild.
- 20.11.09 - Cergy - L'Observatoire
- 21.11.09 - Meaux - La Caravelle
- 27.11.09 - Massy - centre culturel Paul Bailliard
- 28.11.09 – Bruxelles La maison du peuple
- 04.12.09 - Arles - Cargo de nuit
- 05.12.09 - Billère
- 10.12.09 – Toulouse – Concert acoustique GRATUIT - Fairfield café
- 12.12.09 – Sancerre – Rock aux caves
- 15.12.09 – France Culture « le rendez-vous »
- 16.12.09 – Ouï FM « Au secours, c’est du live »
- 17.12.09 au 19.12.09 - Montpellier le Rockstore
- 30.01.10 – Marseille – Cabaret aléatoire
- 12.03.10 – Paris - Nouveau Casino
- 27.03.10 - Colombes L'avant Seine - avec les Wampas


