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Après avoir bien rigolé avec Britney, revenons à la vraie vie, à des choses sérieuses. Ce soir c’est la magique Camille aux Bouffes du Nord. On s’installe au premier balcon, au centre, pour une vision impeccable. La salle se remplit doucement quand le noir complet l’envahit avant de laisser Luciole apparaître en son centre. Et Benoît son guitariste, qui « a du son dans sa guitare, quand elle est branchée« . vidéo-hasard youtube : Luciole, c’est pas comme si j’en avais pas déjà parlé mais une couche de plus ne sera pas du luxe. Vue 2 fois les 2 derniers mois, pour cette fois c’est le hasard ! Pour faire simple, elle fait partie des quelques artistes (qui doivent se compter sur les doigts d’une main) qui me font dresser le poil quand ils poussent la voix. Ici vêtue de sa robe noire -la blanche aurait été angélique dans ce décor très noir-, elle commence par Grain de sable, a capella car la guitare est off encore quelques secondes. Point de sono tonitruante, non, mais juste un micro placé devant eux histoire de les appuyer dans le volume un peu trop grand pour un acoustique pur. Le résultat est juste parfait. Avant de terminer sous l’ovation de la salle conquise, Perpendiculaire dénotera par son énergie plus présente, mais reste dans la même qualité générale de ses compositions. (c’est à dire très prometteuse) Ecoutez Luciole sur son Myspace. Vous pourrez la retrouver ce soir et demain (8 et 9 juillet) en première partie de Camille, toujours (pour ceux qui ont leurs billets !) ou par exemple : 10 minutes d’entracte. J’avais demandé un accès photo qui m’a été refusé. C’est maintenant bien compréhensible aux vues de la sonorisation. Le moindre clac résonne dans cette soirée quasi-acoustique. La lumière reste de toute façon très tamisée, si bien que je ne sais pas trop ce qu’a pu obtenir le mec qui filmait ce soir. Quand Camille arrive, c’est au centre, dans une légère lumière dorsale. Elle s’avance timidement vers le centre pour s’asseoir et taper au sol. Quand je pense à un concert de Camille, les mots qui me viennent sont : qualité, créativité, liberté. J’aurais pu résumer la soirée comme ça, mais je vais essayer de développer un peu. Vidéo-hasard-youtube du 9 juillet, avec Albin de la Simone au piano et Sebastien Martel à la guitare. Les premières chansons s’enchaînent dans la douceur, dans la découverte. D’elle, du public, des chansons. Puis arrive son guitariste (Sebastien Martel) et la lumière devient orange, comme pour passer à l’album Music Hole. Les chansons s’enchaînent, TOUTES revisitées en acoustique avec la guitare comme seul accompagnement. Et c’est de la crème, la plus onctueuse qui soit. Et comme c’est offre promo, plusieurs magnifiques reprises viendront en rajouter une couche. Celle qui m’a le plus marqué étant In A Manner Of Speaking, version Nouvelle Vague. Après avoir fait 4 fois le tour de la scène, joué sur des chaises avec son guitariste, fait venir 4 choristes, ah non, 12 pour l’accompagner sur une chanson, elle s’eclipse quelques minutes, le temps de laisser un piano qui semble livré par des… lucioles, justement (cassons la magie : les petites lampes frontales des techniciens). Lorsque la lumière revient, Camille est à genoux sur un piano à queue noir sans couvercle, elle gratte les cordes… non elle tape dessus ! pour une version que je pourrai qualifier de « à la Björk » de Waves, un peu plus rapide. Suivra plus classiquement jouées au piano « Un homme déserté« , puis un « Pâle Septembre » à en frissonner. Le concert va bien se terminer, quand même, sous une ovation à l’unanimité. Elle vient saluer devant son piano, accompagné de son guitariste. Puis disparait dans le noir, les lumières se rallument, le public commence à reprendre ses affaires pour sortir. Camille, c’est une bouffée d’air frais dans ce monde de fous, une dose de créativité sans limites, elle semble faire ce qu’elle veut, tout le monde aime ça et en redemande… Justement, l’ovation est interminable. Les lumières s’éclaircissent comme pour nous demander de partir. Les applaudissement continuent. Retrouve-la sur son site Internet ou son Myspace. Si tu veux la (re)voir en live, ça sera plus dur, plus aucun concert n’est prévu. …Plusieurs longues minutes plus tard, Camille se résout enfin à revenir, visiblement surprise, pour improviser « <em>un jour mon prince viendra</em> » avec une voix de biquette, puis nous demande, le plus simplement du monde si sa robe va bien, pour demain. « <em>Essaie sans !</em> » résonne mais elle insistera en argumentant la qualité du tissu. Une petite dernière pour la route ? Les titres fusent de partout, les miaulements aussi. C’est finalement « Je ne suis pas ta chose » qui viendra clore cette soirée. Luciole, Camille, Les Bouffes du Nord… inoubliable. Hop une autre vidéo au hasard du youtube : Commentaires |
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